Trois matières, pas deux
Sous le mot « synthétique », les fabricants rangent deux choses. Le PU, ou polyuréthane, est la matière des gants d’entrée de gamme : léger, bon marché, vite usé si l’on s’entraîne souvent. Le cuir synthétique technique, que chaque fabricant vend sous son propre nom, vise la tenue du cuir avec moins d’entretien.
Le cuir véritable reste la matière la plus durable. Il s’assouplit séance après séance et finit par épouser la main de celui qui le porte. La fiche de chaque modèle indique la matière extérieure à la ligne « Matières ».
Ce que la matière change vraiment
La durée de vie d’abord. Un fabricant comme Hayabusa classe ses propres matières ainsi : le cuir pour une longue durée, le cuir synthétique technique un peu en dessous, le PU pour un usage léger ou occasionnel.
L’entretien ensuite : le synthétique se nettoie plus facilement, le cuir demande un soin de temps en temps. Le prix enfin, qui suit le même ordre. La matière ne dit rien, en revanche, du rembourrage ni de la coupe : deux gants en cuir peuvent protéger très différemment.
Le nombre de séances décide
Une séance par semaine, ou un cours de cardio boxe sans opposition : un gant en PU fait le travail, et il laisse le temps de savoir si la boxe vous plaît.
Deux séances régulières : le cuir synthétique technique tient la distance sans demander de soin. À partir de trois séances par semaine, ou si vous frappez beaucoup au sac lourd, le cuir devient le choix le moins coûteux à l’usage, parce qu’il se remplace moins souvent.
- Occasionnel ou débutant : PU.
- Régulier : cuir synthétique technique.
- Trois séances et plus : cuir.
La qualité varie dans chaque matière
Un mauvais cuir existe, un excellent synthétique aussi : les deux matières vont du bas de gamme au haut de gamme. Regardez les coutures, l’épaisseur du rembourrage sur les jointures et la tenue du poignet avant de regarder l’étiquette.
Le prix aide à situer un modèle. L’observatoire des prix de la boutique donne, pour chaque marque de gants, le prix le plus bas, le prix médian et le prix le plus haut du catalogue.
Quelle que soit la matière, le gant sèche ouvert
C’est l’humidité qui abîme un gant, bien avant les coups. Après chaque séance : un chiffon propre sur l’extérieur, le gant grand ouvert à l’air, jamais enfermé dans le sac jusqu’au lendemain, puis un endroit frais et sec.
Porter des bandes lavées à chaque séance garde la sueur hors du rembourrage. C’est le geste qui prolonge le plus la vie d’une paire, en cuir comme en synthétique.
Les sources.
Ces repères viennent des documents ci-dessous et des fiches du catalogue. Ils ne remplacent pas l’avis de votre entraîneur ni la notice du modèle.
Les questions qui reviennent.
Les gants de boxe en cuir valent-ils leur prix ?+
Oui si vous vous entraînez au moins trois fois par semaine : le cuir dure plus longtemps et devient plus confortable avec le temps. Pour une séance hebdomadaire, un bon synthétique suffit.
Le cuir synthétique est-il du vrai cuir ?+
Non. C’est une matière de synthèse conçue pour approcher la tenue du cuir, avec un entretien plus simple et un prix plus bas ; elle se moule moins à la main.
Combien de temps dure un gant en PU ?+
Cela dépend du nombre de séances et du travail au sac. Le PU est la matière qui s’use le plus vite : il convient à un usage léger, pas à plusieurs entraînements par semaine.
