L’odeur vient de l’humidité, pas du gant
Pendant une séance, la sueur traverse la doublure et imprègne le rembourrage. Si le gant reste fermé dans un sac, cette humidité n’a aucun moyen de s’évaporer : Century, fabricant de gants, y voit le milieu humide où les bactéries prospèrent.
D’où la règle qui commande tout le reste : un parfum ne règle rien. Hayabusa le dit sans détour, couvrir l’odeur ne retire pas l’humidité qui la provoque. Entretenir un gant, c’est d’abord le sécher, vite et jusqu’au fond.
Après chaque séance, six gestes dans cet ordre
Premier geste : sortez les gants du sac de sport dès votre retour. Leone 1947 conseille de les transporter dans un sac en filet, qui laisse respirer le matériel pendant le trajet.
Deuxième geste : ouvrez la fermeture du poignet en grand, velcro décollé jusqu’au bout, pour que l’air circule jusqu’au fond du gant.
Troisième geste : essuyez l’extérieur avec un chiffon doux, légèrement humide.
Quatrième geste : passez l’intérieur au chiffon humide lui aussi, sans imbiber la mousse. Leone 1947 y ajoute un peu de bicarbonate ou de talc, pour neutraliser l’acidité de la sueur.
Cinquième geste : glissez dans chaque gant un rouleau de carton ou du papier journal froissé, à la place de la main ; le papier boit l’humidité restée dans le rembourrage. Laissez sécher dans une pièce aérée, ni en plein soleil ni sur un radiateur chaud.
Sixième geste : ne rangez les gants qu’une fois secs. Jamais humides dans un tiroir, un bac ou un sac fermé, insiste Hayabusa.
L’intérieur se nettoie à l’humide, jamais à grande eau
Ne plongez jamais un gant dans l’eau, même pour le rincer. Leone 1947 en donne la raison : un rembourrage détrempé ne sèche plus jamais en entier et finit par pourrir de l’intérieur.
Pour assainir l’intérieur, le même fabricant recommande un spray antibactérien conçu pour le matériel de sport, au moins une fois par semaine, ou dès que l’odeur change. L’eau de Javel et les produits ménagers non prévus pour cet usage sont à proscrire.
La boutique range ses produits d’hygiène pour gants, spray désinfectant et séchoir, avec les accessoires de boxe.
Contre une odeur installée : du bicarbonate pour la nuit
Pour une odeur tenace, Century propose une méthode simple : essuyer le gant dedans et dehors, puis glisser dans chacun une vieille chaussette nouée remplie de bicarbonate de soude, pour la nuit. Le bicarbonate absorbe à la fois l’humidité et l’odeur.
Le même fabricant déconseille en revanche les sachets de gel de silice, qui peuvent abîmer la matière du gant. Les désodorisants vendus pour les gants de boxe sont l’autre solution qu’il cite.
Si l’odeur revient à chaque séance, le produit n’y est pour rien : le gant est rangé humide, ou les bandes ne sont pas lavées. Reprenez alors les gestes du début.
Machine, sèche-linge, radiateur : trois façons d’abîmer un gant
La machine à laver abîme le revêtement extérieur et détrempe le rembourrage, qui se déforme jusqu’à rendre le gant inutilisable : c’est l’avertissement de Leone 1947. Hayabusa pose la règle générale : ne pas tenir un gant de boxe pour lavable en machine.
La chaleur sèche fait craqueler le cuir, naturel comme synthétique : pas de sèche-linge. Une longue exposition au soleil peut aussi faire rétrécir ou fendiller un gant, selon Century.
Seule la notice de votre modèle peut autoriser une autre méthode. Hayabusa demande de la suivre avant toute règle générale, chaleur comprise.
Le cuir se nourrit, le synthétique craint la chaleur
Un gant en cuir véritable gagne à être nourri de temps en temps : un peu de vaseline ou une crème pour cuir sur la surface extérieure, contre les craquelures, conseille Leone 1947. Le synthétique, ou PU, résiste mieux, mais il supporte mal la chaleur excessive.
La matière de chaque modèle figure sur sa fiche, dans le rayon des gants de boxe ; les gants de boxe en cuir ont leur propre page. Le guide cuir ou synthétique compare leur durée de vie.
Des bandes propres gardent le gant propre
Les bandes absorbent la transpiration en premier, rappelle Century. Leone 1947 en fait la première règle de l’entretien : laver ses bandes après chaque usage, car une bande sale dans un gant propre annule tout le travail.
Pour les poser sans plis, suivez le guide Comment mettre des bandes de boxe ; les bandes de boxe se choisissent d’abord par longueur.
Les sources.
Ces repères viennent des documents ci-dessous et des fiches du catalogue. Ils ne remplacent pas l’avis de votre entraîneur ni la notice du modèle.
Les questions qui reviennent.
Peut-on mettre des gants de boxe à la machine à laver ?+
Non. La machine abîme le revêtement et détrempe le rembourrage, qui se déforme : Leone 1947, Hayabusa et Century la déconseillent tous les trois. Un gant s’essuie au chiffon humide, dedans comme dehors, puis sèche à l’air.
Comment enlever l’odeur des gants de boxe ?+
En les séchant à fond après chaque séance, ouverts, avec du papier à l’intérieur, et en lavant les bandes à chaque fois. Pour une odeur installée : une chaussette remplie de bicarbonate glissée une nuit dans chaque gant, ou un spray antibactérien pour le matériel de sport, une fois par semaine.
Comment laver l’intérieur de ses gants de boxe ?+
Au chiffon légèrement humide, sans imbiber la mousse ; Leone 1947 y ajoute un peu de bicarbonate ou de talc. Jamais sous le robinet ni en trempage : un rembourrage mouillé ne sèche plus jamais complètement.
Comment sécher des gants de boxe ?+
Ouverts, à l’air, dans une pièce ventilée, avec un rouleau de carton ou du papier journal à la place de la main. Ni sèche-linge, ni radiateur, ni longue exposition au soleil : la chaleur fait craqueler le cuir comme le synthétique.
Comment entretenir des gants de boxe en cuir ?+
Comme les autres pour l’hygiène, avec un geste de plus : un peu de vaseline ou de crème pour cuir sur l’extérieur, de temps en temps, contre les craquelures. Et jamais de chaleur pour accélérer le séchage.
Faut-il laver ses gants de boxe après chaque séance ?+
Les aérer et les essuyer, oui ; les laver à l’eau, jamais. Hayabusa distingue l’entretien de base, à faire après chaque entraînement, du nettoyage approfondi, qui n’a pas à être quotidien.